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    Dimanche matin, au cours de la traditionnelle tournée des bureaux de vote, une dame à la mine revêche a refusé de saisir la main de Madame Françoise Prouvost, puis la mienne, sans pour autant accepter de me révéler son nom. J'ai appris quelques instants plus tard qu'il s'agissait de Madame Jean-Jacques Delille.

 

    Si Madame Delille se refuse à me saluer, je ne m'interdis aucunement en retour de saluer son époux.

 

    Je salue l'homme du tramway fantôme, et des protocoles mystérieux découverts dans les tiroirs obscurs.

 

    Je salue l'homme du plan de circulation de la ville de Douai, qui a fait de nos rues un désert autant humain qu'automobile.

 

    Je salue l'adjoint au maire chargé du commerce, qui a fait de notre centre-ville un désert commercial parsemé de cellules béantes.

 

    Je salue le visionnaire qui a engendré la chimère du projet de centre commercial de la Place du Barlet.

 

    Je salue l'homme blessé qui clame sa souffrance aux oreilles d'une population qu'il a appauvrie.

 

    Je salue l'homme fidèle qui a abandonné Jacques Vernier, qui lui avait tout donné, en une heure, après l'avoir conduit au désastre par ses conseils délirants.

 

    Je salue l'homme humble et délicat qui conte sur sa page électronique ses vacances dans une neige à peine mouchetée de hoquets haineux à l'endroit de ma bien modeste personne.

 

    J'apprends que cet homme admirable soutient désormais Frédéric Chéreau (lire : link).

 

    On connaît mon estime personnelle pour Frédéric Chéreau. Elle n'est pas feinte. Qu'il reçoive l'expression de ma sincère sympathie, et mes condoléances attristées de se voir ainsi accolé.

 

    Françoise Prouvost comme Frédéric Chéreau sont femme et homme intègres; quel que soit le résultat du scrutin de dimanche, une page sera tournée, une autre s'écrira.

 

    Elle s'écrira dans le respect, l'honnêteté et la transparence, je m'y engage d'où je serai, et mes amis démocrates avec moi.

 

    Avez-vous la foi, Jean-Jacques Delille? A Dieu vous conviendrait. Ne l'avez-vous pas? Eh bien! puisse votre chemin de soufre vous éloigner de cette ville que vous avez tant meurtrie.

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