1ent - C’est donc pour déplacer quelques chaises, vider quelques importuns et intégrer un vieux cheval qu’on a fait tant de bruit… Remanier signifiait donc virer à droite, mais franchement, depuis le débat sur l’identité nationale et les expulsions de roms, est-il possible d’aller plus à droite?
2ent - On dit de M. Juppé qu’il est un homme d’État. Cela tombait bien, puisqu’il était en charge de la Défense Nationale. Cela tombe mal, puisqu’il assure n’y être arrivé que pour interdire à la Gauche de gagner le pouvoir en 2012. Compte-t-il envoyer les chars? Une pensée pour nos soldats déployés en Afghanistan, qui savent désormais pour quoi ils comptent aux yeux de leur ministre.
3ent - L’ouverture, c’est fini. Avait-elle jamais commencé? L’ouverture, celle de François Mitterrand en 1988, était avant tout l’ouverture aux idées, au-delà de quelques ralliements. L’ouverture de M. Sarközy consiste à offrir de juteux fromages à quelques âmes perdues pour mener sous leur couvert une politique plus droitière que celle de M. Chirac, qui lui pour n’avoir rien ouvert prétendait cependant recalcifier la fracture sociale.
Les hommes usés, hormis le sinistre M. Besson, Dorian Gray des temps modernes dont on n’ose imaginer le miroir, les voilà remisés et revenues les vieilles lunes de l’État R.P.R.
Rien ne se perd, tout se transforme… mais si peu…
4ent - M. Morin pleure son départ, qu’il a volontairement provoqué en annonçant sa candidature en 2012.
Voilà un homme curieux, qui présidant un micro-parti créé pour sauver quelques sièges, s’imagine à présent que ses amis renonceront à leur investiture pour lui confier leur signature… Le tout pour récolter deux pour cent des suffrages… C’est beau, la candeur en politique…
5ent - M. Borloo est vexé, et le fait savoir. On le serait à moins, mais qu’il convienne qu’un détour chez le coiffeur et le repassage d’une veste font un peu court pour prétendre à Matignon. Il nous explique à présent qu’il veut fédérer ses amis, dont visiblement M. Morin n’est pas, car si M. Morin est dans la majorité mais hors l’UMP, M. Borloo est dans la majorité ET dans l’UMP… c’est à dire qu’il ne sera pas candidat, puisque ses amis UMP suivront leur gourou.
Qui se souvient que les statuts de l’UMP prévoient la création de courants, et qu’ils n’ont jamais été appliqués?
6ent - M. Daubresse, régional de l’étape, nous assure (La Voix du Nord de ce 15 novembre), qu’il est parti pour soutenir son ami Borloo. La chance de M. Daubresse est qu’il est si inconnu des sphères Parisiennes qu’on ne prendra probablement même pas la peine de publier un communiqué pour préciser qu’il est parti parce qu’il a été viré…
7ent - Ainsi donc, le gouvernement a cessé de travailler depuis la rentrée, retraites exceptées, pour un entrant croisant un sortant?
Grande est la misère de notre vieux pays…
Et d’autant plus légitime notre ambition de développer un Centre authentique, libre de toute attache aliénante, et détaché de toute ambition personnelle!
Longue vie au MoDem!
Et rendez-vous après les élections cantonales… Remplacera-t-on un huissier à chaîne, ou ira-t-on jusqu’au concierge?
Franz QUATREBOEUFS.
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